24 septembre 2016

Un anniversaire qui se transforme en "cousinade"

Le 80ème anniversaire de ma marraine, l'occasion était grande de profiter de la situation pour sortir quelques bouteilles, à défaut d'un repas au SaQuaNa encore en travaux ! Donc, de fil en aiguille, nous voilà de nouveau de retour dans notre « patrie », je veux parler bien sûr de la Normandie, pour un week-end festif. Par un heureux hasard de circonstance, nous voilà également réunis entre cousins, que ni la vie ni l'éloignement géographique n'ont réussi à distendre les liens.
Passons aux choses sérieuses.
Le midi, avec quelques viandes froides et une côte de bœuf, un Moulin à Vent, Clos du Tremblay 2000, Paul et Eric Janin (magnum) : un vin encore jeune au niveau de la robe, intense et soutenue, à peinte tuilée. Très joli nez fondu, sérieux, fruité et profond. Une bouche tout en douceur, des tannins polissés, une acidité totalement intégrée à un substrat vineux, plus bourguignon de la Côte d'Orien que du Beaujolais. Très longue persistance fine et intense. Excellent

Le soir, en guise d'apéritif, un St Aubin, premier Cru la Chatenière 2011, Marc Colin : vin minéral et tellurique, un peu sur la retenue, avec une assise plus Pulignienne que St Aubinoise (profonde minéralité, corpulence, faible salinité). Grande structure presque tannique, acidité marquée mais élégante, beaux amers nobles, sur une finale d'une belle allonge. Une belle garde en perspective. Très Bien +
Pour accompagner des magrets de canard, j'avais prévu deux vins :
Vacqueyras, Doucinello 2005, domaine du Sang des Cailloux : extrême jeunesse pour ce vin réalisant un très beau compromis entre un fruité élégant (fruits noirs), des notes sudistes (figues, garrigue, épices douces) et une corpulence tannique imposante. Légère impression de douceur réglissée pour une finale avenante. Très Bien
Madiran, 2005, Montus : premier nez plus corpulent et moins immédiat que le Vaqueyras. Mais sous cet air un peu brut et cette mâche imposante, se dégage un beau vin, tenu et tendu par une acidité millimétrée qui donne un contrepoint parfait au substrat terrien du tannat, des notes de cacao, d'épices et de fumée. Finale étirée, jouant sur un registre à la fois tellurique et doux, presque vibrant. Excellent
Enfin, pour ne part repartir bancal (quatre vins valent mieux que trois), nous avons fini la soirée par une douceur teutonne avec ce Riesling Auslese***, Erdener Prälat, 1994, Jos. Christoffel : en plus des classiques du cépage (notes pétrolées / terpéniques et de citron), c'est toute la douceur équilibrée de l'Allemagne que l'on retrouve ici, avec un côté exotique assez marqué, une fraîcheur vivifiante en bouche, des notes rôties très légères, presque évanescentes, et une intégration quasi-parfaite entre l'acidité et les sucres. Un vin à point aujourd'hui. Excellent +

Bruno

22 septembre 2016

Soutien aux couteliers / artisans français !


Soutien à nos couteliers français, artisans et artistes … contre cette interdiction de vente de couteaux avec un manche en ivoire d'éléphant !
Nouvelle preuve de la médiocrité de nos politicard(e)s, de leur méconnaissance de la France (que certains petits nains prônent comme leur raison de vivre) et de leur irresponsabilité.
Quelle conne cette Royale (la cousine d'Hidalgo sans doute). Comment disait Jacques Brel ? Les vraies p. se font payer après, pas avant …
Pourquoi ne pas interdire les contrefaçons chinoises (fabriquées par des enfants) et pénaliser les acheteurs aussi (puisqu'il s'agit d'un trafic) ?
C'est décidé, pour mes 60 ans, je vais me payer un manche en ivoire de mammouth histoire de leur faire la nique, une sorte de devoir d'insoumission !
Et quand je pense que nos prochains décideurs seront encore pires que les précédents …

Bruno

18 septembre 2016

Journée du patrimoine aux jardins de l'abbaye de Valloires (80)


A l'occasion d'un week-end un peu forcé dans les baies de Somme, de l'Authie et de la Canche, nous avons visité les jardins de l'abbaye cistercienne de Valloires. Je vous propose une visite en photos.

les bâtiments de l'abbaye depuis les jardins

quelques arbres

quelques fleurs de presque fin septembre

Bruno

12 septembre 2016

Un deuxième couteau Sauveterre


Un nouveau couteau Sauveterre, provenant de l'atelier de Sauveterre (sous la houlette de Guy Vialis) dont nous vous avions déjà parlé il y a quelques années.

Manche en noyer à une mitre inox, avec un aspect « tigré » choisi sur place, presque du sur-mesure - lame et ressort en acier inox 12C27, finition mat, du classique mais du sûr - une mouche en forme de feuille de sauge, l'emblème de Sauveterre, déclinée ici sous le modèle « Mathieu » - un guillochage « luxe » magnifique, dans sa déclinaison « cordelette ».
Encore une fois, un superbe travail, une finition impeccable et, déjà avant utilisation, une impression de tranchant superlative.
Merci Messieurs et vive l'artisanat français.
Quelques photos ...

Vue générale

Le manche en noyer

La lame

Le guillochage du ressort

La mouche en feuille de sauge


Bruno

4 septembre 2016

Il faut bien se remonter le moral !

Premier week-end de célibat forcé oblige, il fallait bien se remonter le moral après ce dimanche gris et triste, que même le rassemblement des Républicains à la Baule ou le retour de notre vieillard / Michel Drucker national n'ont pas réussi à rendre joyeux (non, j'déconne).
Donc, retour aux fondamentaux (et non pas aux fondamentalistes que j'em …) avec une belle viande, des patates et un vin rouge de noble origine (à défaut de Ferrari qui n'est pas dans mon budget).
Donc, très belle pièce de merlan, cuite à perfection (c'est normal, c'est moi qui officiait à l'office), accompagnée de pommes de terre grenailles et d'un vin qui nous a offert un concerto digne d'un grand compositeur russe, Tchaïkovsky ou Rachmaninov par exemple !

Nuits-Saint-Georges, premier cru les Pruliers, 2008, domaine Chicotot (carafé 4 heures): le concert débute (le nez) par un partition profonde et sombre, un peu baroque, sur des airs nuitons intenses, un sentiment rocailleux (à prononcer à la béarnaise en rrrrroulant les « r ») pour des senteurs telluriques. Le second mouvement, en bouche, est plus léger, très extraverti, à la fois andante et prestissimo, mêlant des notes de fruits noirs (cassis) et rouges (framboise), sur un substrat offrant un grain tannique fin et élégant. Le dernier mouvement, une sorte de vivace, laisse percevoir l'acidité liée au millésime, mais déjà largement gommée par des cuivres qui apportent de la rondeur et de la douceur en finale. Excellent
Pour boucler la boucle, il ne me reste plus qu'à attendre Natacha et ses copines !

Bruno